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Nîmes offre une feria bric-à-brac. Vedettes d'un week-end un peu chiche, Curro Romero et Joselito.

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Publié le 17/05/1997 à 2h33

Nîmes envoyé spécial

Après deux affiches ambitieuses et bien construites, celle de jeudi (Victorino Martin et Esplá, Liria, Miguel Rodriguez) et celle de vendredi (Samuel Flores et Rincón, Ponce, Rivera-Ordoñez) le menu de la Feria de Nîmes tire ce week-end vers le flou, voire le chiche, malgré la visite samedi matin de Curro Romero. Depuis quelques éditions, le «pharaon» a son rond de serviette matinale à Nîmes. A 62 ans, Curro pète le feu comme un quinquagénaire. Il l'a prouvé à Séville en laissant tomber quelques veronicas qui ont fait s'évanouir d'émotion ses thuriféraires. On sera curieux de comparer la taille réduite de sa cape avec l'envergure des «outils» d'un Ponce en pleine forme et qui devrait en faire la démonstration. Cristina Sanchez revient ce matin-là sur les lieux de son alternative et on peut admirer son audace ou son inconscience de s'aligner derrière de tels «monstres». On parle de ses compagnons de corrida et non des toros de Tornay, qui devraient être physiquement sympathiques. Samedi après-midi, melting pot avec Joselito, s'il est rétabli de sa lésion au scaphoïde de la main droite, un sandwich curieux entre un torero en fin de carrière (Ortega Cano) et un jeune torero vieux (Jesulin). Jesulin, qui parle déjà de retraite, n'a cette année rien fait qui puisse justifier sa présence à Nîmes. Quant à Ortega Cano, qui a été un excellent torero, il a du mal à retrouver son âge d'or. Mais il est sûrement capable de se sublimer, comme en octobre à Jaen ou le

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