Galo Blanco (111e joueur mondial) est débordé dans la salle de repos
des joueurs après son 8e de finale gagné lundi contre Petr Korda (30e). Sa première interview avec la presse étrangère se télescope avec le premier coup de fil de félicitations d'un copain de Barcelone sur son portable. «Pardon», bredouille-t-il des deux côtés. Dix-sept Espagnols, dont 6 têtes de séries, s'alignaient au premier tour de Roland-Garros. Galo Blanco reste le seul en lice en quarts de finale avec Bruguera. Ce dernier, double vainqueur du tournoi (1993-1994) commente: «La vraie surprise, c'est pourquoi Galo n'a pas gagné plus tôt.» L'ancien numéro 1 junior espagnol (champion surpris contre Carlos Moya en 1994)est un peu un enfant de la balle. Son père, radiologue, est entraîneur de tennis à Oviedo dans les Asturies. «Il a une école là-bas. Il a commencé à m'entraîner à l'âge de 5 ans», se souvient Blanco. Dès l'âge de 12 ans, le gamin prometteur quitte le giron familial pour Barcelone. Direction la résidence pour jeunes sportifs où il côtoie Albert Costa, Carlos Moya et Alex Corretja, la relève du tennis espagnol. Les meilleurs amis du monde, d'autant que c'est le père de Corretja qui l'avait remarqué petit. Passé professionnel en 95, il réalise une bonne saison 96 dans les tournois «challengers» et termine l'année au 97e rang mondial.
Après un début de saison plus que bancal (une seul match gagné en six tournois), Blanco analyse ainsi sa performance sur la terre battue parisienne: «Cela fait




