La Grande Motte envoyé spécial
Surprises, surprises? Pas vraiment. En annonçant vendredi la composition de l'équipe qui rencontre samedi soir les épouvantails anglais, Aimé Jacquet a bien bouleversé la formation du nul contre le Brésil. Mais la chose n'a rien d'étonnant. Entre la gestion d'hommes fatigués par d'intenses campagnes nationales ou européennes, et les tests inévitables de cette animation offensive que les Tricolores quêtent depuis un bail, le renouveau de la feuille de match ne surprend personne. Ni punition, ni mise à l'écart.
Et si, en préambule et à l'américaine une blague avant de commencer chaque discours pour dérider l'assistance , Jacquet annonce «dans les buts, Philippe Bergeroo (l'entraîneur des gardiens, ndlr), euh pardon, Fabien Barthez», c'est sans doute parce que c'est la seule ligne qui n'est pas touchée par le remaniement. Derrière en effet, seul Laurent Blanc reste en place. A ses côtés, Bruno N'Gotty, et en pistons latéraux, Thuram et Laigle. Au milieu, Deschamps, reste fidèle au poste, tandis que Vieira, rentré inopinément contre les Brésiliens après la blessure de Karembeu, poursuit sa route, et que Keller est replacé, en électron libre à droite comme à gauche «son dynamisme, sa percussion sont très importants pour l'équipe». Devant enfin, on essaye le système dit des deux fameuses «pointes» de l'attaque, Ouédec-Dugarry, «qui pourraient devenir les Papin-Cantona de demain», épaulés par un Youri Djorkaeff, légèrement en retrait, mais pas trop




