Montpellier envoyé spécial
En ces temps d'union nationale souhaitée, il ne manque pas un bouton de guêtre ni un lacet de chaussure pour reconnaître que la courte défaite (1-0, but de Shearer à la 86e minute) face à l'Anglais, samedi, n'est qu'une péripétie dans la vague qui doit faire surfer les Tricolores vers les hautes marches du prochain Mondial. Ainsi, à l'issue d'une rencontre mi-chèvre, mi-vache, pas une voix plus perçante que l'autre pour regretter le résultat. «Un nul aurait mieux reflété la partie», dira Aimé Jacquet; «J'ai besoin de revoir les images, je n'aime pas analyser à chaud», éludera Dugarry, fer de lance d'une attaque qui, une nouvelle fois, n'a pas fait mieux que ses devancières. Problème d'animation offensive donc, pour dire que les Bleus ne savent plus marquer" Mal endémique? Ennuis passagèrement longs? Tests à multiplier encore et toujours jusqu'à l'étincelle? Les schémas se bousculent pour lutter contre la stérilité, on parle de pointe pour qualifier celui qui luttera seul, tel Maurice, soutenu par Pirès et Ba à ses côtés, on évoque les doublettes avancées, Dugarry-Ouédec, Loko-Keller" Et on s'interroge sur le rôle de Djorkaeff. Si la vox populi du stade de la Mosson a quelquefois sifflé un joueur un peu désorienté «il était cuit» dira Jacquet on ne peut pourtant que s'interroger sur le peu de rapport entre les ambitions affichées par le sélectionneur «plus il est loin du but, moins il apporte à l'équipe» , et la position de Djorkaeff samedi.




