France-Italie, 2-2. Un nul pour finir, sinon en beauté, du moins
embêté. Dernier match donc. D'un tournoi à donner parfois le tournis, d'une équipe tricolore qui devra tirer le bilan d'une épreuve test. Test grandeur mâture pour Aimé Jacquet, qui cherche depuis si longtemps «la» solution qui trouerait les filets. En espérant, avec lui, un réveil plus ou moins hypothétique de la force de frappe française, on constatait jusqu'à hier soir que l'«animation offensive» n'avait pas été en mesure de faire exploser les défenses. On savait pourtant, et le coach national le répète assez, qu'il reste encore un an d'usinage, de polissage, voire d'apprentissage, pour arriver au niveau d'un postulant aux avant-postes d'un Mondial.
Jusqu'au match du Parc, fatigue physique, préparation en pointillé, naïveté d'une jeunesse qui peut mais ne sait pas tout, l'équipe de France n'avait pas montré grand-chose de plus que lors de l'Euro 96: une arrière-garde solide, une attaque qui bafouillait. Et ce quel que fût le schéma: Maurice en pointe, avec Ba et Pirès en soutien contre le Brésil, Ouédec-Dugarry-Djorkaeff contre l'Angleterre, Maurice-Dugarry en début de rencontre hier, les Tricolores ont une nouvelle fois montré que, de la feuille de match à la feuille de résultat, l'écart peut parfois surprendre.
Jacquet ne fait pourtant qu'avec ce qu'il a. «On n'a plus de Papin-Cantona», se plaint régulièrement Platini, pas plus que de Ronaldo ou de Shearer, capables de faire basculer une rencontre. Alors, d'




