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Interview

SPECIAL HONG-KONG. Chine cherche rugbymen. Le pays s'initie à cette discipline très britannique.

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Publié le 30/06/1997 à 4h30

Le Néo-Zélandais George Simpkin dirige le rugby hongkongais.

Rencontre dans un bureau de la Sports House, derrière le stade So Kon Po, où se déroule chaque année, depuis 1986, le Rugby Sevens, tournoi mondial à sept.

Le Sevens est-il menacé par la rétrocession?

Le tournoi continue. Deux gros sponsors nous ont quittés: la Hong Kong Bank, qui a décidé d'investir dans la Formule 1, et la Cathay Pacific, une compagnie aérienne soutenue financièrement par la Grande-Bretagne. Mais nous avons des discussions avec de nouveaux partenaires.

Les Chinois n'ont donc rien contre le rugby, sport britannique par excellence?

La Chine soutient le rugby depuis quelques années et, tant que le pays continuera son effort, le ballon ovale aura sa place ici. Le football, le basket étaient inexistants en Chine il y a cinq ans; aujourd'hui, ce sont des sports de masse. Dès qu'un sport devient olympique, les Chinois font tout pour s'y faire remarquer. Or, à Sydney, le rugby sera sport de démonstration.

Les Chinois partent presque de zéro. Ils vont devoir faire des efforts de détection?

Il est très facile de déceler les futurs talents, en Chine. Le système dispose de multiples informations sur chaque citoyen. Si vous dites: «Je cherche des joueurs de 2 mètres», vous avez aussitôt pléthore de candidats.

Reste à leur enseigner les bases de votre sport" Il y a peu, j'ai organisé une session pour des officiers de l'armée populaire. En quatre jours, il a fallu leur apprendre comment entraîner, comment jouer, comme

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