Buenos Aires correspondance
La silhouette d'un condor planant sur les cinq anneaux olympiques, le logo de la candidature de Buenos Aires à l'organisation des JO 2004 flotte partout dans la capitale argentine. Un oiseau symbole des Andes pour un continent sud-américain qui n'a jamais encore accueilli les Jeux olympiques. A trois jours de l'ultime décision, vendredi à Lausanne, du Comité international olympique (CIO) (1), le président de la commission Buenos Aires 2004 espère que cette lacune dans l'histoire olympique jouera en faveur de sa ville. «Etant donné la vocation universaliste des Jeux, cela devrait peser dans la décision du CIO», affirme, convaincu, Francisco Mayorga, qui est aussi et surtout secrétaire d'Etat au Tourisme. «L'Argentine a des liens historiques avec le mouvement olympique. Notre pays est l'un des douze fondateurs du CIO et le seul de ces douze pionniers à n'avoir jamais organisé les Jeux. C'est aussi la cinquième candidature que nous présentons (après 1932, 1936, 1956 et 1968, ndlr), précise-t-il. Mais notre atout principal, vous pouvez le voir d'ici"», ajoute-t-il en désignant, par la baie vitrée de son bureau au 20e étage, plongeant sur la rive verdoyante du rio de la Plata où est prévu le futur site olympique, le «couloir olympique», selon l'appellation officielle retenue. Une frange côtière d'une quinzaine de kilomètres de long sur deux de large qui s'étire entre les deux stades de foot des clubs vedettes, Boca Juniors et River Plate. La commission




