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En deuxième division, Lille paye l'additionRelégué cette saison, le club de foot n'attire pas les sponsors. Et, sans argent, pourra-t-il remonter?

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Publié le 11/11/1997 à 13h42

Lille de notre correspondant

Lille Olympique Sporting Club, un nom qui fleure les années 40-50. A l'époque , le club flambait, remportait Coupe de France sur Coupe de France, s'offrait deux championnats. Ensuite, le Nord a perdu son foot. Depuis la fin des années 80, c'est même l'inexorable chute. A tel point que la relégation en deuxième division à la fin du dernier championnat n'a surpris personne. «On est sur un toboggan et on ne trouve pas le frein, disait alors Bernard Lecomte, président du club. Certains ont voulu voir dans la relégation un électrochoc qui remettrait l'équipe d'aplomb.» Une pure vision de l'esprit, selon lui: «Mieux vaut pleurer en Jaguar qu'en vélo», dit-il. Le début de cette saison a fait planer un doux vent d'optimisme. Les premiers résultats ont été corrects, et Lille pointe aujourd'hui à la quatrième place. Mais Thierry Frogier, l'entraîneur, a prévenu tout excès d'enthousiasme: «On ne joue pas en D2 comme en D1. C'est beaucoup plus épuisant. Il ne faudrait pas que les joueurs gaspillent toute leur énergie en début de saison pour s'épuiser ensuite et finir comme l'année dernière.» Un scénario cauchemar pour l'encadrement du club, dont un membre résume l'état d'esprit par cette question: «Peut-on se contenter à Lille d'une petite équipe, doit-on se résigner?» Pour l'instant, les spectateurs suivent encore. Ils sont 8 500 en moyenne, à chaque match, ils n'étaient que 7 000 l'année dernière en D1. Chez les Ch'tis, on n'abandonne pas le navire en pe

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