A Bath, Bath bat Pau 20 à 14 (11-9).
Pour Bath: 1 essai d'Ubogu (32e). Pénalités: Callard (22e, 38e, 53e, 57e, 66e).
Pour Pau: 1 essai de Bernat-Salles (60e). Pénalités: Aucagne (20e, 35e, 40e).
Bath a sauvé l'honneur anglais pour éviter que la finale de la Coupe d'Europe de rugby n'oppose, à Bordeaux le 31 janvier, deux équipes du Sud-Ouest. En toute logique, l'équipe la plus titrée d'Angleterre a éliminé en demi-finale, sur sa pelouse herbue, le XV palois samedi par 20 à 14, à l'issue d'un match qui ne restera pas dans les annales.
Pau, qui a bien tenu les vingt premières minutes, n'était plus ensuite à la hauteur de sa fraîche réputation de jeu retrouvé. Trop de ballons perdus, quelques rares initiatives comme celles du combatif Dantiack, l'équipe de Jean-Louis Luneau ne pouvait que déplorer à l'issue de la rencontre un arbitrage pas de chez nous. La vérité, c'est que les joueurs se sont laissés aller à la faute. Même cause, même effet, Bath engrangeait les pénalités lentement mais sûrement, le coup de pied de John Callard faisant à cinq reprises tourner le compteur des coéquipiers d'Andy Nicol.
Les Français devront pourtant s'y faire: Bevan, le rouquin gallois, sera aussi l'arbitre du match France-Angleterre au Grand Stade le 7 février pour l'ouverture du Tournoi des cinq nations. Tout juste pourrait-on lui reprocher de ne pas avoir sanctionné le talent méticuleux avec lequel Nicol essuyait ses crampons aux confins des regroupements sur les crânes offerts de ses adversaires à




