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En 1997, ils ont raccroché: Luc Alphand(6). Le vainqueur de la Coupe du monde a déchaussé. Mais ses sponsors ne lui laissent pas un instant.

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Publié le 02/01/1998 à 17h36

Deux signes un peu ronflants en ce début d'année. Son nom qui

apparaît d'abord dans la liste des nouveaux chevaliers de la rosette, promotion du 31 décembre; puis le bruit sifflant du Mitsubishi qu'il conduit depuis hier matin sur les routes qui mènent à Dakar. Luc Alphand, retraité moderne, descendeur de pentes et remonteur de pendules, n'a pas trouvé le temps de s'arrêter une fois passé la banderole d'arrivée en bas de la piste. A la fois pilote et héros publicitaire, père de famille pressé et représentant modèle de produits dont il serait une figure emblématique: de Pétrole Hahn à Milka, des lunettes Bollé aux vêtements Peak-Performance.

Il y a pourtant dans le destin de cet homme autre chose qu'une assimilation trop rapide à un produit marketing vivant. Il ne veut pas parler «d'éthique, ou de fidélité à [lui]-même», mais Luc Alphand ne se laisse jamais dicter les conditions lorsqu'il s'agit de prendre en main son avenir. Le skieur est homme seul, et preneur de décisions réfléchi. Quand les cris perçaient, des sponsors, de la fédération, des entraîneurs, voire de la famille, lui demandant de resigner pour un an, au moins jusqu'aux Jeux de Nagano, il n'y a jamais accordé plus qu'un intérêt courtois. «Cela a été assez long, reconnaît-il aujourd'hui, mais pratiquement, au fond de moi, j'étais plus près d'arrêter que de continuer. Avant même de commencer ma dernière saison, je m'étais dit que ce serait bien de raccrocher au plus haut niveau, et sans être blessé.» Le plus haut

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