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Les Girondins de Bordeaux de plain-pied dans le foot businessLa société britannique Enic doit investir 100 millions de francs dans le club.

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Publié le 06/01/1998 à 17h48

En reprenant le club des Girondins de Bordeaux, où elle prévoit

d'investir 100 millions de francs sur trois ans, la société britannique Enic met la pression sur les réformes du football français comme européen. Marie-George Buffet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, s'est en effet engagée à modifier le statut des grands clubs de foot pour leur permettre notamment de s'introduire en Bourse. Un projet de loi qui devait être présenté en mars au Parlement sera finalement examiné à l'automne. Si Enic n'est pas coté en Bourse en Grande-Bretagne, nul doute que l'arrivée d'un investisseur anglo-saxon dans le ballon rond hexagonal poussera les pouvoirs publics et les instances nationales du foot à la prudence. Déjà Strasbourg est passé, l'an dernier, sous la coupe de la multinationale américaine IMG, un groupe qui n'est pas le dernier à réclamer la modification du statut des clubs et leur transformation en société anonyme pour attirer les capitaux et pouvoir redistribuer les bénéfices aux investisseurs, à l'instar du PSG (Canal +) et de l'OM (Adidas). La crainte est en effet grande de voir se créer une superligue de happy few du ballon rond dont les droits télévisuels des compétitions échapperaient à la Ligue nationale.

Mais la boulimie d'Enic pose aussi quelques problèmes à l'Union européenne de foot, qui interdit à ce jour à une société de posséder plusieurs clubs dans un même pays. Que se passera-t-il le jour où un investisseur, possédant un club dans chaque grand pays du co

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