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FOOT et rap. Ce week-end, se déroulaient les présélections parisiennes pour «Banlieues du Monde 98». Les banlieues réunies en périphérie du Mondial.

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Publié le 13/04/1998 à 0h56

Ce week-end, porte de la Chapelle à Paris, se déroulait la

présélection parisienne de Banlieues du monde 98. Pendant deux jours, des jeunes venus essentiellement du nord de la capitale (la Goutte-d'Or, Clignancourt") se retrouvaient au stade des Fillettes, pour participer simultanément à un tournoi de foot à sept et à des auditions musicales, sur fond de rap et de danse. Deux journées baptisées «Daddy Days», du nom du responsable du club de foot de la Goutte-d'Or, décédé il y a deux mois.

Dehors donc, Enigmatik, la Légion, Griffe urbaine" se succèdent sur le podium. Dans un gymnase, une dizaine d'équipes composées de jeunes de 15 à 18 ans en décousent. ça chambre gentiment, sur le terrain comme dans les tribunes. Les agents de sécurité peuvent tranquillement profiter du spectacle, aucun débordement ne viendra troubler la fête. Pour les joueurs, comme pour les musiciens, l'objectif est le même: être retenus pour la sélection nationale qui se déroulera à Bourges le 16 avril. Pourquoi Bourges? Parce que tout est parti de la préfecture du Cher il y a deux ans, pendant le Printemps.

Né de l'imagination d'un éternel agitateur d'idées, Mustapha Terki ­ responsable du Réseau Printemps, une des structures du Festival de Bourges chargée de la détection de jeunes talents ­, le projet est simple. Faire quelque chose autour de la Coupe du monde, en y associant des banlieues du monde entier. «L'idée, c'était avant tout de développer un projet où les gamins sont pleinement acteurs, reposant

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