Menu
Libération

Mondial. Le sélectionneur national vilipendé pour ses non-choix.On assomme Aimé Jacquet qui assume

Réservé aux abonnés

Publié le 07/05/1998 à 3h00

Il est mal Aimé. En jouant la prudence, en couchant 28 noms sur la

liste des présélectionnés français à la prochaine Coupe du monde au lieu des 22 attendus, Aimé Jacquet croyait pouvoir s'accorder un répit. Las, c'était oublier qu'en France il existe environ 30 millions de sélectionneurs de l'équipe nationale de football. A commencer par les journalistes spécialisés, ces observateurs loin d'être neutres. Alors ça n'a pas loupé, hier, Jacquet a reçu une sérieuse volée de bois vert en retour de son refus de trancher, ici et maintenant.

Il veut prendre, encore un peu, le temps d'ajuster ses choix, de privilégier telle ou telle tactique. Qu'il s'autorise une (infime) marge de manoeuvre (quand bien même avait-on annoncé le 5 mai comme date de publication de la «liste des 22») pour, comme il l'a laissé entendre, «faire face à toutes les éventualités» n'a rien de très condamnable. Pourtant, le voilà promu roi des bluffeurs, désigné homme sans parole et qualifié d'un pour le moins cavalier «brave type» (l'Equipe, seul quotidien sportif français et qui, à ce titre, donne le ton) dans les éditoriaux. Un véritable «lynchage», en somme. Des plus disproportionnés. Il ne s'agit, après tout, que de la composition d'une équipe de France de football. Au-delà des humeurs et des déceptions de chacun, c'est l'ensemble de ses prérogatives (la politique du sélectionneur) qui sont remises en cause. Comme rarement elles le furent. Notamment après un Euro 92 de triste mémoire; l'équipe de France é

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique