Querelle de chiffres pour une équation à quelques inconnues. Soit quatre garçons dans le vent. Ou plutôt quatre portiers dans la montagne. Et un qui restera fatalement le bec dans la neige fondue. Quand? Nul ne le sait. La semaine prochaine vraisemblablement, c'est le tout premier problème à régler. Secundo, très vite, et Aimé Jacquet ne cesse de le répéter, il faudra établir une hiérarchie entre les deux meilleurs gardiens de but, les deux sûrs d'être partants, le troisième très vraisemblablement ne jouera pas. Soit la configuration Barthez-Lama, ou Lama-Barthez?
Alors, entre non-dits et faux-semblants, unis comme les quatre doigts de la main, à la fois frères d'armes et collègues en concurrence, on rencontre les principaux intéressés. Dans les petits salons de réception au sous-sol d'un hôtel; au coin d'une terrasse ensoleillée, ou au sortir du restaurant d'altitude où ils déjeunaient hier. Pas si simple. Les deux qui se disputent la place de numéro 1 paraissent un peu préservés. Lama, fort en thème, a refusé de faire du ski de fond, et préféré marcher dans la neige. Barthez, seul sur un banc au soleil, a également rapidement craqué, la faute aux ampoules aux pieds et aux adducteurs qui trinquent. Charbonnier et Letizi, moins protégés, glissent comme les autres sur le parcours de fond.
Les voilà tout deux soumis à la question dite «du troisième gardien», l'Auxerrois éleveur de chevaux, et le Messin au caractère de méridional. «Moi, je ne me prends pas la tête. Depuis tout pe




