Une expédition doit quitter aujourd'hui Katmandou, la capitale népalaise, pour tenter de récupérer le corps de Chantal Mauduit, ensevelie par une coulée de neige sur les pentes du Dhaulagiri (proche de l'Annapurna et non de l'Everest, comme indiqué hier par erreur). Un hélicoptère doit déposer une dizaine de sherpas au camp de base, vers 5000 mètres d'altitude. L'expédition tentera de rejoindre le camp II à 6300 mètres d'altitude, où se trouvent les corps de l'alpiniste et de son compagnon de cordée népalais, Ang Tséring. La dépouille de Chantal Mauduit pourrait être rapatriée en France au début de la semaine prochaine.
Ang Tséring n'était pas son sherpa, voire son «aide de camp», comme on l'entend ici et là depuis l'annonce de l'accident. Népalais, de l'ethnie sherpa, il était un compagnon de cordée de Chantal depuis trois ans, et un ami. Il vivait à Thamé, un village proche de l'Everest, était âgé d'environ 45 ans (il ne connaissait pas son âge exact), était père de cinq enfants, et était très fier d'avoir pu envoyer son plus jeune, 12 ans, étudier au monastère, de le voir lire et écrire (1). Il souffrait de problèmes auditifs et Chantal Mauduit venait de lui apporter une prothèse.
Frédérique Delerieux, 30 ans, himalayiste comme elle, était la plus proche amie de Chantal Mauduit. Avant de partir, demain, pour Katmandou «pour faire avec elle son dernier voyage» , elle a accepté d'évoquer sa mémoire.
«Nous nous étions rencontrées à Roissy, en 1991, au départ pour l'Everest.




