Helsinki, envoyé spécial.
«Le mieux est patent.» Parole de médecin, à défaut d'être parole de sélectionneur. Ouf! «ça va mieux», aurait même consenti à dire Aimé Jacquet avant de remonter dans l'avion qui ramenait les Français vers le château de Clairefontaine et vers les hautes destinées qu'ils se souhaitent. Zinedine Zidane, dont les quelques tours de terrain lors de l'entraînement de dimanche avaient suscité les plus grandes craintes dans les sphères tricolores et paratricolores, a même souri hier matin en participant à la dernière séance finlandaise d'entretien physique. Un léger footing avec Bernard Diomède, autre relevant de blessure, et Frédéric Mankowski, le kiné dévoué, a commencé à apaiser les doutes. La veille, on brandissait les expressions qui font frémir: «cheville douloureuse, cartilage distendu», voire «tendon en capilotade». Le staff médical employait même des mots inconnus comme «décoaptation», une technique apparemment savante pour débloquer l'articulation de la petite merveille blessée, manière de se réfugier dans un jargon technique qui fleurait bon l'optimisme un peu volontariste. Hier, heureusement, le «Zizou» a participé, comme les autres, aux courses rectilignes et accélérations au programme. «Cela s'est passé sans douleur" L'évolution est conforme à ce que l'on pouvait envisager, et il devrait donc pouvoir reprendre l'entraînement collectif mardi», a simplement indiqué le docteur Jean-Marcel Ferret.
Respiration. «On est passé pas loin du drame», estim




