«Je m'attends à un peu plus qu'un engagement total de la part des
Sud-Africains», juge Bernard Diomède. Aimé Jacquet s'attend, lui, à un «combat athlétique». «Mais c'est la technique qui fera la différence», espère le sélectionneur. L'équipe de Philippe Troussier joue en effet solide, dur, hargneux. Avec un bloc qui défend durement, trois joueurs dans l'axe et, au marquage, un milieu regroupé pour faire front et jouer l'attentisme. Avant d'alimenter McCarthy et deux joueurs tout en puissance devant.
Face à cette configuration rugueuse, qui n'est pas sans ressembler à l'opposition finlandaise de la semaine dernière, il est probable que Jacquet reconduise à peu de chose près le système mis sur pied à Helsinki. Le sélectionneur devrait proposer donc, devant Barthez, une défense solide et désormais classique, avec Desailly et Blanc en associés centraux, Lizarazu en dynamiteur de couloir gauche et Thuram en responsable du secteur droit. Un étage devant, deux milieux récupérateurs, Deschamps et son brassard, Petit et sa queue de cheval, Zidane en maître d'oeuvre et, vraisemblablement reconduit en attaque, le trio des purs. A moins que, surprise, Thierry Henry soit titularisé, on retrouverait Dugarry à gauche, Djorkaeff un peu à droite et Guivarc'h entre les deux. Pas de joueurs de couloirs, pas de véritables ailiers, mais une façon «de surprendre l'adversaire, qui s'attend à [les] voir jouer dans l'axe», dit Djorkaeff. En cas de faillite offensive de la triplette, il est tout à fait




