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Zidane, reviens, ils sont devenus flousSon retour contre l'Italie est très attendu.

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Publié le 02/07/1998 à 7h03

Il pousse un soupir devant tant d'effervescence. Sous la tente,

combien sont-ils à l'attendre? Soixante-dix, quatre-vingts. Des journalistes. Français en masse, italiens en légion; et allemands en repérage. En cas de demi-finale potentielle. Il s'assoit autour de la table ronde, prend un micro. La voix porte, régulière, presque chaude. Zizou l'introverti a mis de l'huile dans son verbe, de l'eau dans le cache-pot de ses sentiments: «J'ai changé, je ne suis plus le même qu'il y a deux ou trois ans. Si vous me suiviez au jour le jour, vous constateriez que je parle plus que certains. Mettons cela sur le compte de l'expérience, de l'âge en plus, et du fait que je sois papa.» La preuve? «Après le but contre le Paraguay, j'ai explosé, je me suis vu faire des gestes pas vraiment habituels», confesse-t-il.

Dire qu'il vide son sac en public serait cependant hâtif. L'homme au visage de marbre lâche juste quelques phrases qui ont le poids des assertions fugaces de l'instant: «Au jour d'aujourd'hui, j'ai très envie de jouer, de retrouver mes sensations. Un quart de finale de coupe du monde, ce n'est pas banal.» Voilà. Simplement. Après sa purge suspensive, Zinedine Zidane revient donc dans la course, «cela ne me gêne pas qu'on attende beaucoup de moi», et la France du football de l'attendre au coin de la surface, de l'espérer même pour donner plus de volume encore à l'entrejeu tricolore. «Il nous a manqué, son inspiration technique soulage ses partenaires, c'est notre clé technique, il

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