Il y a chez Aimé Jacquet une retenue prude qui force l'admiration. Son équipe atteint la finale de la Coupe du monde et pas grand-chose dans l'expression des sentiments. Un gros soupir de satisfaction au coup de sifflet final, quelques larmes qui perlent en rentrant au vestiaire. Et une voix dépouillée lorsqu'il vient répondre aux premières questions, dans la zone mixte. «Ça a été un match très difficile, nous le savions, l'équipe croate était très performante, dira-t-il. Nous avons disputé vingt premières minutes excellentes avant de reculer. Nous n'étions pas dans un bon soir physiquement. Heureusement, le but croate a déclenché une bonne réaction. Et par la suite, on a retrouvé une bonne équipe de France conquérante.» Le coach évoque un cocktail de périodes alternées de bon et de moins bon, revient sur le carton rouge: «L'expulsion de Blanc nous a mis dans une situation terrible. Un peu surprenant quand on connaît l'homme et le joueur. J'attendrai de voir ce qui s'est passé pur avoir un jugement plus précis. Mais ça nous gâche la fête. La fin aurait sans doute été tout autre.» Les deux buts de Thuram, un défenseur? «Oui, mais nous avions décidé que nos deux arrières latéraux devaient jouer un peu comme des ailiers de débordement. Lilian Thuram fait une grande Coupe du monde à un poste qui n'est pas tout à fait le sien.» Et dimanche, enfin, face au Brésil: «C'est l'optimisme total, une finale tellement méritée, tellement préparée, devant les maîtres du football du monde, c
Jacquet: «optimisme total»
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Les réactions à chaud du patron des Bleus.
ParRémy FIERE
Publié le 09/07/1998 à 7h29
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