Luchon, envoyé spécial.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. La descente vers les thermes de Luchon par le versant est du col de Peyresourde est si rapide que l'on n'est pas bien sûr d'avoir bien vu. Mais si quand même! En retrait de la route, dans un virage vers Saint-Aventin, c'est la gueule barbue et sans âge d'Ivan Rebroff que l'on a placardée sur un mur. Le chanteur du Temps des fleurs et du Violon sur le toit, le géant slave oublié qui, dans les années 60, charmait les mères, intimidait les enfants, serait de retour dans nos régions.
Voilà un coup de théâtre dont on peut discuter dans la caravane et dont on étudiera sans doute les détails en chemin. Car, pour le reste, ça sent le sapin. A la sortie des vallées du Louron et de la Pique, la course n'est pas loin d'avoir vécu. Ceux qui souhaitaient écarter la sale ambiance de l'«affaire Festina» et nous promettaient, ce week-end, le début d'un «nouveau Tour» vont sans doute revoir leur enthousiasme à la baisse. Dans le marasme et la confusion, entre les communiqués d'avocats, les messes basses, les rumeurs et les révélations (lire page suivante), il y a bien une épreuve qui se poursuit et nous mènera dans une dizaine de jours sur les Champs-Elysées. Mais Jan Ullrich l'écrase déjà. Et il n'a pas eu besoin, pour s'imposer, de l'Aubisque ou du Tourmalet. Juste de quelques hectomètres de pente pour randonneurs dans le col de Peyresourde.
Histoires. Il se murmure pourtant, à l'heure du premier café, vers le casino de Pau,




