Autun envoyé spécial
Quand un bon ami, bien introduit dans les arcanes du vélo, vous chuchote au départ de La Chaux-de-Fond: «Je vais te dire un secret: l'année prochaine c'est un Français qui gagne le Tour», vous pensez derechef que cet ami-là est un optimiste incurable, un naïf qui vient de passer trois semaines sur un nuage, un rêveur dans son cocon où rien n'est arrivé. Et puis le bonhomme ajoute: «Parce que l'année prochaine, il n'y aura pas un seul étranger au départ , mais ne dis pas que c'est moi qui te l'ai dit.»
Un peu après, la nouvelle arrive selon laquelle les TVM ont choisi de rester en Suisse. Puis on glane une déclaration de Pantani qui dit ne plus vouloir courir en France. Après quoi une déclaration du très influent directeur sportif de la Once provenait des radios et des télévisions espagnoles. Pour commenter le départ de toutes les équipes espagnoles du Tour entre Albertville et Aix-les-Bains, Manolo Saiz disait: «Nous avons mis un doigt au cul du Tour de France.» Ça laisse des traces et il faudra qu'il retire au moins ce qu'il a dit si Saiz veut revenir l'année prochaine. De toutes façons, Jean-Marie Leblanc, le directeur du Tour, qui a la déclaration de l'Espagnol en travers de la gorge, dit que ce sera l'organisateur qui sera plus regardant avant d'inviter certaines équipes étrangères venant d'au-delà les Pyrénées.
Si les étrangers, ou du moins les grands étrangers, décident de ne plus venir au Tour de France, l'épreuve perdra en standing. Les moeurs du vé




