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CYCLISME. Face au dopage, l'UCI tente d'organiser la concertation. Mais le peloton reste divisé. La Once remonte l'Espagne contre le Tour

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Publié le 06/08/1998 à 8h39

Quatre jours après l'épilogue sportif du Tour de France, les

polémiques et les concertations en tout genre se succèdent. L'Union cycliste internationale rencontre aujourd'hui à Paris les différents représentants des organisateurs de courses ainsi que les responsables des groupes sportifs, avant de recevoir, mardi à Lausanne, une délégation de coureurs. Du côté du peloton, les initiatives apparaissent toujours aussi anarchiques et désordonnées. Seules les équipes espagnoles (Once, Banesto, Kelme et Vitalicio Seguros), dans la foulée du Tour qu'elles avaient abandonné collectivement, adoptent une solidarité apparente. Les quatre formations entendaient ainsi protester contre les «traitements indignes» infligés aux coureurs durant le Tour, et contre la mise en examen du médecin de l'équipe Once, Nicolas Terrados. Mais très vite, la position commune a pris du plomb dans l'aile, laissant apparaître des divergences, tant sur la forme que sur les suites à donner à la lutte. L'équipe Once sort en effet du peloton. Cette dernière a annoncé mardi à Madrid qu'elle boycottait les trois prochaines courses françaises (le Tour du Limousin, Paris-Tours et le tour de l'Avenir). La formation de Laurent Jalabert s'est en effet lancée dans une campagne antifrançaise d'une rare férocité. Ainsi, le président de la Once, José Maria Arroyo, s'est dit prêt à «étudier des actions légales contre l'organisation du Tour et contre ceux qui nous ont condamnés à l'avance et sans preuve», et il a ajouté: «On

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