Un gouffre ou, plus exactement, 47 centièmes de seconde séparaient
l'Américaine Marion Jones (1re en 10''72) et la Française Christine Arron (7e en 11''19): l'arrivée du 100 mètres du meeting de Monaco samedi soir n'a pas nécessité de photo-finish entre les deux athlètes. La cause? L'allumage raté d'Arron (son point faible), croyant curieusement avoir quitté trop vite ses starting-blocks, et ainsi avoir créé un faux départ" qui n'existait pas. Cette impression erronée de la Tricolore allait la ralentir et, donc, lui être fatale. «Je suis très contente d'affronter de nouveau Marion Jones, confiait Arron avant la course monégasque. A Paris, à la fin du mois dernier, j'avais apprécié notre bagarre. C'était super» (l'Américaine l'avait emporté, ndlr). Nul doute que cette fois-ci, l'élève de Jacques Piasenta, qui a récemment battu à Montauban en 10''85 son propre record de France sur cette distance, n'a pas goûté de la même façon la victoire de sa rivale. D'autant qu'en vue des championnats d'Europe à Budapest du 18 au 23 août Arron a raté une occasion de marquer avec force son territoire face à la Russe Irina Privalova, 6e à Monaco, qui demeure sa principale concurrente. De son côté, Jones additionne des chronos impressionnants. «Il me fallait courir vite ce soir, car certaines de mes concurrentes commencent à être de plus en plus rapides», a-t-elle commenté après son succès. Mais je suis persuadée de pouvoir aller encore plus vite.» Jones, 22 ans, championne du monde de l




