Il existe des vérités qui, au premier abord, paraissent relever de
l'évidence, mais qui, à l'occasion d'une soirée de football, prennent tout leur sens. Exemple: la formule «un match dure 90 minutes». Plus qu'un simple constat temporel, l'axiome cache, à qui veut bien l'analyser, une réflexion d'une infinie sagesse. On pourrait le traduire ainsi: il faut savoir raison garder, et ne pas vendre la peau de l'ours avant le coup de sifflet final. La maxime s'est totalement vérifiée ce week-end pour la 1re journée du championnat de France de D1. En effet, un tiers des buts inscrits (7 sur 21), l'ont été durant les cinq dernières minutes. A Lorient vendredi soir, Monaco n'a obtenu son succès qu'à l'ultime minute, sur pénalty. Ludovic Giuly le transforme et permet à son équipe d'obtenir la seule victoire à l'extérieur (1-2) du week-end. A Marseille, samedi soir, Eric Roy assure la victoire aux Phocéens à la 90e minute (2-0), lobant des 30 mètres le portier nantais, Mikaël Landreau, auteur d'une sortie hasardeuse. Un deuxième but qui est venu délivrer les 56 000 supporters du Stade Vélodrome, inquiétés par la résistance d'une bonne formation nantaise. Le premier but olympien inscrit, peu de temps après la pause, par Fabrizio Ravanelli avait également profité d'une hésitation de la défense canari.
A Toulouse, les locaux sont venus à bout des champions de France à la 88e minute sur un coup franc détourné par le défenseur lensois Méride. Toulouse, bien que mené deux fois à la marque s'im




