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ALPINISME. Disparu dans l'Himalaya, le Français était un grimpeur de défis. Escoffier au bout de sa course

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Publié le 12/08/1998 à 9h13

Demain, dans dix ans, ou jamais, l'Himalaya rendra le corps d'Eric

Escoffier, disparu en compagnie de Pascale Bessières dans la chaîne du Karakoram, au Pakistan. Hier, aucune reconnaissance aérienne pour retrouver les corps n'avait encore eu lieu. «Les militaires pakistanais semblent tout à fait opposés à un vol», expliquait le membre rescapé de l'expédition, Jean-François Lassalle. Les tensions actuelles entre le Pakistan et l'Inde au Cachemire expliqueraient en partie la réticence des militaires à se priver d'appareils dont ils pourraient avoir besoin par ailleurs.

Chute probable. Les deux alpinistes, après une nuit de bivouac sans équipement, dans un trou à neige à 7 800 m d'altitude, ont été vus pour la dernière fois marchant trop lentement sur l'arête sommitale du Broad Peak (8 047 m, voir carte page 18), le 29 juillet à 10h30. Trois quarts d'heure plus tard, le Polonais Piotr Kustelnik, qui pensait les rejoindre, n'a aperçu que des traces se perdant dans le rocher, sur un terrain délicat pour Escoffier, qui, handicapé depuis un grave accident de voiture, maîtrisait très mal sa jambe gauche. L'hypothèse la plus probable est que la cordée ait chuté sur le versant chinois. Eric Escoffier aurait eu 38 ans le 9 août. Il aurait achevé de renouer avec l'Himalaya une histoire suspendue sur ce même sommet, en juillet 1985.

Bond en avant. C'était le temps où Eric Escoffier vivait vite. Pour son deuxième voyage sur les plus grandes montagnes du monde, il faisait éclater ici les cano

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