Evian envoyé spécial
Depuis quatre ans, début septembre, l'Iron Tour devient pendant dix jours la Mecque des triathlètes du monde entier. En guise de pèlerinage, les athlètes s'offrent neuf étapes les conduisant d'Annecy, aujourd'hui pour le prologue, à l'île des Embiez, en Provence. Neuf étapes pour neuf équipes qui, à l'instar de celles du Tour de France, se disputent la victoire finale et différents maillots (meilleur nageur, cycliste ou coureur à pied"). La comparaison avec la Grande Boucle s'arrête là. Car le triathlon est un sport jeune, en quête d'identité et de reconnaissance. Sport extrême pour certains, discipline à part entière pour d'autres, il reste une énigme pour le public découvrant ces drôles de gusses, un brin masos, repoussant toujours les limites de la souffrance. D'ailleurs, à l'origine il s'agit bien d'un défi. En 1978, à la sortie d'un bar d'Hawaii, un groupe de Marines en mal de sensations se met au défi d'enchaîner 3,8 kilomètres de natation, 180 de vélos et 42 de course à pied. Le mythe de l'«Iron man» est né, le triathlon aussi.
Sport olympique. En France, il débarque en 1982, attirant à lui des athlètes venant des trois disciplines.La pratique reste confidentielle. Aujourd'hui, on recense 15 000 licenciés dans le pays, et on estime à 25 000 le nombre de pratiquants. Ce n'est peut-être qu'un début avant le détonateur espéré des JO de Sydney, en 2000, où le triathlon aura gagné ses galons de sport olympique.
Pour l'heure, la famille Gally, organisatri




