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Libération

Le marathon antidopage de Buffet. Depuis juin 1997, la ministre des Sports mène l'offensive.

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Publié le 17/10/1998 à 12h05

«L'affaire Festina qui éclate le 8 juillet 1998, pour nous, c'était

un peu un anniversaire», ironise aujourd'hui un membre du cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports. Car si le grand public mesure l'ampleur des dégâts du dopage dans le sport à l'occasion du Tour de France 98, il y a presque un an que le sujet mijote dans l'ombre des cabinets ministériels. La mayonnaise n'a pas été facile à monter.

Le 4 juin 1997, Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, arrive rue Olivier-de-Serres. Au quinzième étage de la tour, le premier carré du nouveau cabinet, comme à chaque alternance, trouve des bureaux bien nettoyés. Guy Drut a plié bagage. Pas trace du moindre document confidentiel sur le dopage. A croire que le sujet se résume à la petite tendresse de Bernard Lama pour l'herbe qui fait rire. La ministre communiste, qui ne vient pas du mouvement sportif, succède à l'ancien athlète RPR. Pour la sixième fois seulement sous la Ve République, il s'agit d'un ministre de plein exercice, qui assiste donc à tous les conseils à Matignon. Et pour la première fois, le portefeuille est aux mains d'une communiste, pesant d'un poids particulier dans l'équilibre du nouveau pouvoir de la gauche plurielle.

Un travail de fourmi A 13 heures, le 4 juillet 1997, elle fait sa première grande radio en direct. C'est le départ du Tour de France à Rouen. Devant la femme de Jacques Anquetil, feu le régional de l'étape dont on honore la mémoire, elle annonce que les crédits retirés p

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