Saint-Malo, envoyé spécial.
Des coques aussi fines que des carrosseries de Formule 1, des mâts gigantesques effilés comme des ailes de planeur. Des monstres aussi longs qu'ils sont larges, filant parfois au-delà des 35 noeuds. Les sept trimarans favoris sont de vraies bêtes de course. Ici se côtoient les voiliers les plus rapides du moment, ceux qui offrent le meilleur compromis puissance-sécurité. Un étalage qui confirme la domination des trois coques sur les catamarans. «Le catamaran est lui aussi très rapide, explique ce proche de Marc Guillemot, un des favoris. Mais pour le faire marcher à fond, il faut le mettre sur une coque. Ce qui signifie être constamment à la barre. C'est impossible lors d'une transat en solitaire.» Le record de vitesse en solitaire appartient d'ailleurs au trimaran Primagaz de Bourgnon, qui a parcouru 534 miles à une moyenne de 22 noeuds.
Primagaz n'est pourtant pas le dernier-né des trimarans de course. D'autres ont été construits spécialement pour le Rhum 98, comme Brocéliande, dessiné par le bureau d'architectes Van Peteghem Lauriot-Prévost et mis à l'eau en août 1997. Ce bateau bénéficie des dernières avancées technologiques et sera emmené par Alain Gautier, 36 ans, vainqueur du dernier Vendée Globe et multirécidiviste dans la course du Figaro. Malheureusement pour le marin, des problèmes de structure de coque, résolus aujourd'hui, ont retardé la mise au point du trimaran. «Les architectes et les experts ont travaillé dessus cet hiver et on l'




