A Belfast, Ulster bat Stade français 33-27 (11-10).
Pour Ulster: 2 essais de McKinty (16e) et Humphreys (43e), 1 transformation de Mason (43e), 5 pénalités de Mason (3e, 49e, 62e, 66e, 74e), 2 drops de Mason (8e) et Humphreys (53e).
Pour Stade français: 3 essais de Juillet (31e, 55e) et Lièvremont (69e),
3 transformations de Dominguez (31e, 55e, 69e), 2 pénalités de Dominguez (12e, 60e).
Un chantre des légendes irlandaises à la voix enjouée et à la jambe raide raconte que deux princes se disputaient l'Ulster. Ils décidèrent d'une épreuve: le premier qui poserait la main droite sur l'autre rive de la Foyle deviendrait maître de la province. L'un se jeta à l'eau pour nager, l'autre sortit son épée, se trancha la main et la jeta par-dessus la rivière. C'est pour cela que les joueurs de rugby de l'Ulster portent une main rouge brodée sur la poitrine. Mais il serait hasardeux de chercher là les raisons de leur victoire sur le Stade français en demi-finale de la Coupe d'Europe.
Sous les tribunes du Ravenhill Ground avant le match, un supporter irlandais dit en souriant à l'étranger que «janvier en Ulster, c'est traditionnellement le mois le plus froid, le plus humide, le plus inhospitalier de l'hiver» et il éclate de rire en tendant sa pinte de bière brune vers le soleil radieux. Mais les vaincus auraient mauvaise grâce de se plaindre de cet heureux caprice des saisons.
Beauté nue. Pour le voyageur du rugby, les matchs à Belfast sont rarissimes et le nom de la ville est lourdement surdé




