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SKI DE FOND. En prélude à la Foulée blanche de dimanche, la course des anciens a réuni jeudi près de 2000 accros. Au fond, ils font encore des vieux os.

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Publié le 23/01/1999 à 23h18

Autrans envoyé spécial

A ge minimal, 50 ans. C'était la condition requise pour participer à la cinquième Foulée Notre Temps, qui s'est déroulée jeudi à Autrans (dans le Massif du Vercors, à 30 km de Grenoble), en lever de rideau de la populaire Foulée Blanche de dimanche (1). Au total, 1 893 sportifs ­ presque tous français ­ ont participé à la course. Tôt le matin, alors qu'un carrousel de cars débite son lot de concurrents, les seniors les plus compétiteurs commencent à s'échauffer. Pour eux, il s'agit de couvrir 15 km. Eprouvant? Claude Davoli, 57 ans, originaire de Greno-ble, explique: «Je pratique ce sport depuis trente ans. Comme je fais aussi de la marche, du yoga et du vélo, je suis en forme. Donc capable de résister au choc.» L'enfant du pays, Emile Salvi, 63 ans, un des acteurs du combiné nordique français des jeux Olympiques de 1968, ajoute: «Si on est affûté physiquement, aucun risque de fatigue. Bien sûr, il y en a toujours qui veulent aller au-delà de leurs limites, ce qui est dangereux.» 86 ans. La plupart restent pourtant réalistes et optent pour les parcours de 5 et 10 km adaptés à leur état de santé du moment. A l'instar des doyens de la Foulée, Lucette Achard, 80 ans, et Roger Bellon, 86 ans, alignés sur la plus courte distance. Cinq cents autres choisissent la détente pure avec les deux tracés pour raquettes.

A trente minutes de l'assaut, l'aire de départ est envahie par les paires de skis des vieux cadors qui glissent vers les premières loges pour ne p

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