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Voile. La navigatrice solitaire aurait chaviré hier, dans la 3e étape de la course autour du monde. Isabelle Autissier appelle au secours dans le Pacifique

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Publié le 16/02/1999 à 23h46

En perdition dans le Pacifique, Isabelle Autissier a déclenché, hier

à 15 h 23 (heure de Paris), sa balise de détresse. Puis, d'après les organisateurs de la course, elle aurait de nouveau déclenché sa seconde balise, trois heures après la première. La navigatrice française, 42 ans, aurait chaviré à 1900 milles nautiques à l'ouest du cap Horn. Son bateau dériverait à la vitesse d'un noeud, dans des creux de 10 à 12 mètres. Elle se trouvait alors en deuxième position de la troisième étape d'Around Alone, la course autour du monde en solitaire avec escales. Giovanni Soldini, à près de 150 milles de PRB, s'est alors immédiatement dérouté pour se porter au secours de la navigatrice. C'est le deuxième chavirage de la Française dans les mers du Sud, quatre ans après un premier retournement dans l'océan Indien. Retour sur un dramatique coup de théâtre.

15 h 23: le Cross Etel, l'organisme français chargé du sauvetage en mer, reçoit le signal de la balise Sarsat de PRB, le bateau d'Autissier, localisé par 55° 08 sud et 125° 54 ouest. Un SOS inquiétant, que l'on ne déclenche qu'en tout dernier recours, quand la vie du marin est menacée. Il y a deux ans, lors du dernier Vendée Globe, c'est dans cette zone qu'avait disparu le Canadien Gerry Roufs. Dans cette partie du globe, les solitaires ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils sont loin des lignes maritimes, loin de la terre la plus proche, située à près de 4 500 km.

Au téléphone. 16 heures: juste après la mise en marche de la balise,

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