Mont-de-Marsan envoyée spéciale
Le demi d'ouverture du Stade montois risque de donner du fil à retordre au XV de France. Ce sera à Toulouse, le 18 octobre, pendant la Coupe du monde. Waisele Sérévi est fidjien. Et l'archipel du Pacifique évoluera dans la poule de la France. Sérévi et son petit gabarit (1,75 m pour 85 kg) est entré en rugby par le jeu à 7, un art où son pays natal excelle. N'est-il pas devenu champion du monde de la spécialité en battant les All Black? Mais cet amour pour le jeu sans touches, qui lui a donné rapidité, fluidité et beauté du geste, fait des misères au talentueux trentenaire. Le sélectionneur néo-zélandais du XV fidjien le somme de renoncer à ses «travers» s'il veut disputer la Coupe du monde. Lui n'en fait qu'à sa tête: il rentre d'un tournoi de rugby à 7 au Japon. Avec aplomb, il parle de «malentendu» et jure que la décision «ne se prendra qu'en mai.»
Vertus humaines. Comme beaucoup d'autres joueurs de l'hémisphère Sud venus tenter leur chance en France, Sérévi a débarqué en début de saison à Mont-de-Marsan. ça s'est noué lors de la tournée 98 du XV de France aux Fidji. Un pari modeste pour un joueur considéré comme un dieu vivant dans son pays. Il loge dans l'hôtel du président du club, Patrick Nadal, et passe son temps entre musculation et entraînement. «Il rapporte lui-même son assiette en cuisine, quand il ne mange pas avec les cuisiniers», dit Nadal qui le chaperonne. Au Stade montois, c'est un peu la famille. Des vertus humaines, loin de




