Ploegsteert (Belgique) envoyé spécial
La salade servie hier par Frank Vandenbroucke à ses fans aura été dure à avaler. Aussi dur que la pilule que le n°7 mondial, suspendu par son équipe Cofidis, doit ingurgiter depuis sa mise en cause dans le nouveau scandale du dopage. Dans l'arrière-salle d'une hôtellerie tenue par ses parents , à Ploegsteert (7000 âmes), «Frank», comme tous l'appellent ici, prend place seul, face aux caméras alignées. La serveuse, elle, est déjà en larmes. Pâle, le cheveu décoloré et bien lissé, «VDB» s'est livré à un plaidoyer pro domo. Un bel acte de contrition avec des accents de sincérité, feinte ou aveugle. «J'ai peut-être été naïf, mais je n'ai pas été malhonnête.»
Il raconte ainsi comment l'avocat Bertrand Lavelot qui avec le docteur Bernard Sainz, a été écroué ce week-end l'a contacté l'an dernier, «pour aller à la Française des jeux. Puis je l'ai perdu de vue"». Il dit que Philippe Gaumont (coureur chez Cofidis) lui a parlé du «docteur» Bernard Sainz, qui lui avait proposé de le soigner. «Au début, il m'est apparu un peu étrange. Mais il m'a beaucoup impressionné, en me montrant des photos de lui, prodiguant des soins à Merckx, Van Impe, Fignon, Poulidor, Guimard" Tous les grands noms que j'avais admirés. Mais aussi d'autres sportifs, comme Prost. Il m'a dit qu'il allait me soigner avec des médecines douces, sans danger pour ma santé.» VDB dit aussi qu'il se méfie puis, qu'impressionné, il fait peu à peu confiance à «Mabuse». Lequel lui d




