Saint-Nazaire envoyée spéciale
On peut venir sur une étape du Tour de France sans être dupe, sans tomber à pieds joints dans la légende immuable des forçats de la route, avec sa version contemporaine maintes fois assénée du «Tour du renouveau». On peut venir aussi pour le plaisir de suivre une étape, au risque de cautionner toutes les ambiguïtés des organisateurs, un an après le scandale Festina. Hier, la deuxième étape entre Challans et Saint-Nazaire a reçu à la fois la visite de Daniel Baal et de Marie-George Buffet. Les deux personnalités s'apprécient, la seconde soutenant la démarche du premier dans la lutte antidopage. Mais on peut dire aussi que le président de la Fédération française de cyclisme (FFC) a réussi son passage, entrant dans la première catégorie de visiteurs, tandis que la ministre de la Jeunesse et des Sports fait plutôt partie de la seconde.
Invitée. Marie-George Buffet était, comme depuis deux ans, invitée par Jean-Marie Leblanc, le directeur du Tour, à suivre une étape de son choix. Elle a assisté à la fin de la course hier après-midi dans la voiture de l'organisateur qu'elle a rejoint à Pornic. Pas de conférence de presse à l'arrivée. La ministre, qui avait un programme chargé dans la matinée, rencontrant des jeunes de Saint-Nazaire, est repartie sitôt l'étape finie pour Paris. Nul ne saura donc ce qu'elle aura dit à Jean-Marie Leblanc dans sa voiture. Peut-être s'est-elle tout juste émerveillée des visages tendus par l'effort.
Daniel Baal avait, lui, de




