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Libération

Troussier, des cris et décrié.Les manières du Français choquent certains.

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Publié le 09/08/1999 à 0h25

Tokyo de notre correspondante

Philippe Troussier est un adepte du chaud et froid. «Pour les quotidiens sportifs japonais, avides de sensationnel, c'est du pain bénit», dit, amusé, Kenji Mori, secrétaire général de la fédération japonaise de football. Il en sait quelque chose: c'est lui qui se trouve toujours en première ligne pour rattraper le parler franc de l'entraîneur de l'équipe nationale. «Troussier est trop honnête, trop direct, il dit des choses sans réfléchir aux journalistes qui exagèrent ensuite ses propos trop contents de crier au scandale.» Un jour, Troussier critique les sponsors, un autre, la J-League, la Fédération, ses joueurs" Espionné dans ces moindres faits et gestes, le Français fait régulièrement les gros titres de la presse sportive populaire, jamais très tendre. Et comme «le sorcier blanc» ­ héritage de dix ans de carrière en Afrique (Afrique du Sud, Burkina Faso et Nigeria) ­ n'est pas du genre diplomate et de surcroît boudeur, les médias enfoncent chaque fois un peu plus le clou, colportant régulièrement des rumeurs sur sa prochaine éviction. «Il n'en a jamais été question. Son contrat court jusqu'en juin et sera prolongé automatiquement jusqu'en septembre 2000 si le Japon se qualifie aux J.O.», dit Mori. Il faut dire que le style volontiers autoritaire du Français ­ qui avait déjà laissé quelques stigmates lorsqu'il avait conduit les Sud-Africains au Mondial 98 ­ a quelque peu choqué les Japonais peu habitués à ce qu'on élève la voix. «Au retour de

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