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Le courroux de Lemerre.

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Publié le 10/09/1999 à 0h32

FOOT. Roger Lemerre, l'entraîneur de l'équipe de France de football,

est un homme de caractère. Les derniers sceptiques auront été convaincus hier matin au siège de la Fédération française. Au lendemain d'une victoire étriquée (3-2) mercredi soir à Erevan face à l'Arménie. Lemerre en colère, ça donne: «On a donné une mauvaise image de l'équipe de France. Mes joueurs sont adultes, je n'en doute pas. Mais sont-ils toujours raisonnables? Je ne le sais pas. Pourtant, adulte et raisonnable doivent aller de pair.» Le patron des Bleus, visiblement courroucé, revient de loin: «J'ai vécu les douze dernières minutes comme un cauchemar.» Lemerre est sorti de son mauvais rêve encore tout décoiffé. Il se veut néanmoins réaliste: «La première place [du groupe 4 des qualifications à l'Euro 2000] n'est plus envisageable. La probabilité va vers une place de second.» Une autre probabilité semble aussi envisageable. Celle de voir déboulonner certains champions du monde. «Ils doivent prendre conscience de l'importance d'être en équipe de France. Si rien n'est dramatique, il y a des choses que je vois et d'autres que je subodore.» Une vision en forme d'avertissement. Il reste l'instructeur, et à ce titre délivre les bons points: «Zidane a été un exemple de tous les jours. C'est l'image que je garderai de ces dix jours.»Une image qu'il souhaiterait réfléchissante: «Il a été un miroir pour ses partenaires.»

Voilà qui est fait. Place désormais à un match capital au Stade de France contre l'Islande l

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