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FOOT. Des intermédiaires douteux proposent des mineurs aux clubs français. A vendre, gamins africains, bons prix. Le ministère des Sports a décidé d'ouvrir une enquête administrative.

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Publié le 22/11/1999 à 1h37

Quelles sont les conditions de recrutement, d'hébergement et

d'encadrement dans les centres de formation du foot français? Jusqu'où les clubs sont-ils prêts à aller pour dénicher l'oiseau rare? Un an après le démantèlement en Belgique d'un réseau de «négriers» (Libération du 23 octobre 1998), et plus récemment en Italie et aux Pays-Bas (lire ci-contre), le football français est-il lui aussi au centre d'un trafic humain alimenté par l'Afrique? Autant de questions posées par l'enquête administrative ouverte le 14 septembre par le ministère de la Jeunesse et des Sports. «Nous avons pris en compte un certain nombre de témoignages attestant de dérives existant dans les centres de formation», explique Serge Mésones, chargé de mission au ministère. Des «dénonciations» avoue Mésones, qui, en premier lieu, «font état de la présence de clandestins dans les clubs français». A mots couverts, l'ancien footballeur concède que «le ministère entend prendre la pleine mesure du problème», autrement dit savoir si ce trafic n'est le fait que de quelques intermédiaires isolés ou si on a affaire, au contraire, à un système institutionnalisé.

Protection des mineurs. Une certitude, que les clubs dans leur intégralité confessent: les sollicitations des pseudo-agents sont quasi quotidiennes. Exemple, cette offre d'une société qui répond au nom de Sports Management International, basée à Lagos (Nigeria) et se flatte d'avoir déjà placé des joueurs en Belgique et en Italie. Deux pays où des enquêtes ont a

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