Menu
Libération

Réforme du CIO: les Etats-Unis doutent. Samaranch était entendu hier au Congrès.

Réservé aux abonnés

Publié le 16/12/1999 à 1h59

Washington, de notre correspondant.

«Le président du Comité international olympique [CIO] est responsable devant le monde entier», avait dit Juan Antonio Samaranch en acceptant de comparaître devant la sous-commission de contrôle du commerce de la Chambre des représentants. Sa déposition, hier matin, a été un procès du CIO, de sa «culture de la corruption», et parfois de Samaranch lui-même, bien au-delà du scandale qui a entaché la sélection de Salt Lake City pour les JO d'hiver de 2002. Les représentants américains, tant républicains que démocrates, ont, les uns après les autres, exprimé leurs doutes quant à la mise en oeuvre des réformes que le président du CIO a pris soin de faire adopter à Lausanne peu avant de se rendre à Washington (Libération d'hier). Certains n'ont pas hésité à suggérer au président du CIO, âgé de 79 ans, que sa démission serait la seule vraie garantie d'une réforme en profondeur pour restaurer la crédibilité du mouvement olympique.

«Ces réformes sont merveilleuses sur le papier, a noté le président de la sous-commission, le républicain du Michigan, Fred Upton, mais les cadeaux étaient déjà interdits avant que les scandales ne soient mis au jour.» «En toute honnêteté, je crois que nous avons mis en oeuvre toutes les réformes dont le mouvement olympique avait besoin», s'est défendu Samaranch. «Le Congrès doit accueillir avec le plus grand scepticisme tout ce qui a été fait [sous l'égide de Samaranch]"», concluait le Washington Post avant même le début

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique