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Foot. Hier à Amsterdam, ils ont envisagé de créer une ligue alternative. Les clubs des petits pays tentent d'organiser la révolte.

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Publié le 23/02/2000 à 22h40

Amsterdam, correspondance.

Les clubs de foot des petits pays européens en ont assez. Assez de voir leurs joueurs partir pour des riches hôtes à l'étranger. Assez de ne devoir subsister qu'avec des droits télé dix fois inférieurs à ceux des grands pays. Hier à Amsterdam, les germes d'une alliance des «grands clubs des petits pays» ont été plantés: les représentants des meilleurs clubs des Pays-Bas (Ajax, Feyenoord, PSV), d'Ecosse (Rangers FC, Celtic), du Portugal (Benfica, Porto) et de Belgique (Anderlecht) se sont rencontrés pour la première fois.

«Le temps presse, nous avons déjà un train de retard. Tous les joueurs de l'équipe nationale néerlandaise sont engagés dans des clubs étrangers. Le PSV a perdu ces dernières années Romario, Ronaldo, Gullit et Koeman, pour ne citer qu'eux. Les joueurs que nous achetons repartent après deux ans et il faut tout recommencer à zéro. En Angleterre, les clubs les payent 450 000 francs la semaine. Ils peuvent se le permettre puisque chacun d'entre eux reçoit 120 millions par an de droits de télévision. Nous n'en touchons que 10 millions!», se lamente le porte-parole du PSV Eindhoven, Pedro Salazar. Depuis que l'arrêt Bosman a libéralisé le marché des footballeurs, leurs transferts s'effectuent pour des sommes faramineuses. Or, seuls les grands pays, où les droits télé et le sponsoring génèrent des recettes très importantes, peuvent réaliser de telles opérations. «La position des clubs d'Italie, d'Espagne, d'Angleterre, d'Allemagne et de Fra

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