Athènes correspondance
Inventés par les Grecs, les Jeux olympiques retrouveront leur mère patrie en 2004. Il y a quatre ans, le Comité international olympique (CIO) confiait à Athènes l'organisation des Jeux d'été. Mais ces retrouvailles, annoncées dans l'allégresse, n'ont, pour l'instant, pas dépassé le stade du chaos. Scandales financiers liés à l'attribution des marchés publics, démissions en chaîne, retards des travaux des principales infrastructures sportives ont, pour l'heure, transformé le rêve grec en cauchemar.
En avril dernier, les affaires étaient si mal enclenchées que le président du CIO Juan Antonio Samaranch avait, selon sa propre expression, délivré un «carton jaune», aux Hellènes: «Si d'ici à la fin de l'année des mesures drastiques ne sont pas prises la lumière va passer au rouge.» A l'automne, la situation est toujours au point mort et le retard dans les travaux s'accroît. Notamment dans la construction du village olympique, objet de plusieurs litiges judiciaires. Le bruit court alors que les JO de 2004 auront lieu à Sydney qui a si bien réussi ceux de 2000. Il faudra un démenti officiel du CIO le 17 novembre et un très optimiste «Athènes va organiser de très bons Jeux» de Samaranch pour couper court aux rumeurs.
Quatre démissions. Rien n'est pour autant réglé. La fin de l'année est là mais, à Athènes, c'est toujours le capharnaüm olympique, jalonné de querelles de personnes et de pouvoir. Il avait fallu quatre ans au gouvernement pour nommer un Comité d'orga




