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Libération

Retour de bâton pour la fédération

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Publié le 21/03/2001 à 0h08

Grenoble correspondance

Printemps pourri pour le ski français: la Fédération française (FFS) est dans une situation financière très grave. Les créanciers excédés, auxquels on doit des millions de francs, sont à la porte du siège d'Annecy, lui-même hypothéqué l'an dernier pour garantir d'énormes emprunts bancaires et équilibrer le budget. Les membres de l'encadrement du ski alpin, entraîneurs et techniciens solidaires, ont eux annoncé lundi qu'ils n'iraient pas aux championnats de France ce week-end aux Menuires et à Courchevel. Dans une lettre aux élus fédéraux, ils dénoncent les «difficultés financières», le «climat malsain» et le «mauvais fonctionnement» de la FFS. Certains n'ont pas été payés depuis des mois. Tous ont dû assurer une partie de leurs dépenses professionnelles cet hiver sur leurs propres revenus: les comptes bancaires de la fédération ne sont plus approvisionnés, les frais ne sont pas remboursés et les nouvelles du budget pour la saison prochaine sont inquiétantes.

«Guerre». «C'est une sonnette d'alarme que nous tirons», explique Gilles Brenier, directeur des équipes masculines, au nom de tout l'encadrement technique. «Nous avons eu des difficultés de fonctionnement tout l'hiver et on ne peut plus se le permettre. Nous voulons que tout le monde sache ce qui se passe: il y a au sommet de la fédération une guerre, une absence de cohésion qui rejaillit sur le fonctionnement sportif et les athlètes. Les dirigeants de la fédération ne rament pas dans le même sens.

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