Séoul envoyé spécial
Dans son bureau de parlementaire à Séoul, Kim Un-yong a disposé quelques photos clés de sa carrière. Chefs d'Etat, cérémonies d'ouverture des JO de 1988... L'intéressé a aussi préparé les photocopies de plusieurs articles consacrés à la victoire obtenue par son fils John dans le procès en diffamation intenté contre un homme d'affaires américain qui prétendait lui avoir octroyé un emploi fictif.
Votre candidature est celle d'un homme lavé de tout soupçon?
J'ai répondu à toutes les questions qui m'ont été posées, même si beaucoup d'entre elles étaient injustifiées. Pour mon fils, ses avocats ont eux aussi fourni toutes les réponses, et la justice a tranché en lui donnant raison (des poursuites dans le cadre de cette affaire de corruption présumée n'ont, en revanche, pas été abandonnées, ndlr). J'aimerais donc que l'on cesse de m'interroger sur des ragots et des rumeurs infondées mais que l'on s'intéresse à mon programme. J'ai une ambition et une vision pour le mouvement olympique.
Lesquelles?
Le mouvement olympique a ces dernières années pris un tour trop commercial, trop politique, trop financier. Certes, pour être partagées, nos valeurs doivent être médiatisées. Ce qui veut dire pubs, contrats télé, etc. Mais sommes-nous une compagnie privée ou une fédération de volontaires mus par un idéal commun? L'olympisme est victime d'un excès de business, de dopage et de professionnalisme chez les athlètes. Je dirige depuis longtemps des associations sportives. J'ai l'




