Séoul envoyé spécial
Mais qui est donc Kim Un-yong? A Séoul, tout le monde ou presque con naît ce septuagénaire trapu qui doit officialiser aujourd'hui, à Monte-Carlo, sa candidature à la succession de Juan Antonio Samaranch comme président du Comité international olympique (CIO). Le docteur Kim est une figure de l'establishment local. Le chef de l'Etat, Kim Dae-jung, prix Nobel de la paix 2000, a promis de l'aider. Les journalistes sportifs coréens louent ses efforts en faveur du taekwondo, le sport de combat national promu discipline olympique aux Jeux de Sydney, au grand dam des fans de karaté et de kung-fu. «Kim est un madangpal (un homme d'influence) typique, explique Lae Soon-jo, une jeune sociologue de Séoul. Il parle plusieurs langues, a une mémoire d'éléphant et une énorme force de travail. Son talent est d'avoir toujours su huiler les rouages et se faire des amis bien placés.» Barbouze. Au Parlement sud-coréen, où il siège depuis deux ans comme député du parti du Millénaire de l'actuel président, sa candidature est soutenue par des élus de tous bords. L'entrée en lice de Kim Un-yong est pourtant loin de faire l'unanimité hors de la péninsule. De tous les candidats déclarés à la présidence du CIO (lire page suivante) dont l'élection aura lieu mi-juillet à Moscou, le «bon docteur Kim» entré au comité exécutif du CIO en 1986 est le plus sulfureux. Son grade de lieutenant-colonel et son passage au sein des services de sécurité présidentiels, à la fin des années 60,




