Les Bordelais se souviendront longtemps de leur soirée de mardi à Kerkrade (Pays-Bas), abritant leur 16e de finale retour de la Coupe de l'UEFA, face au Roda JC. Vainqueurs 1-0 à l'aller à Bordeaux, les Girondins se sont inclinés sur un score de 2-0, synonyme d'élimination. Ce sont des choses qui arrivent. Ce qui l'est moins, ce sont les circonstances de cette élimination. Tout s'est joué durant la seconde mi-temps, où logique et illogisme se sont côtoyés.
Expulsion. A la 55e minute, le goal girondin, Ulrich Ramé, lobé par une tête d'Anastasiou, est battu, quand Battles empêche le ballon de filer au but d'un geste de la main. Expulsion, penalty transformé par Anastasiou, rien de plus logique. Sur l'ensemble des deux matchs, les deux équipes sont alors à égalité, mais Bordeaux, réduit à dix, subit. Dix minutes plus tard, survient le coup d'assommoir.
A la 65e minute, un retourné de Lawal contraint Ramé au plongeon. Et le goal girondin retombe, sur sa ligne. Derrière sa ligne estime le juge de touche auprès de l'arbitre de champ, pourtant mieux placé que lui, mais qui n'avait pas accordé le but. Illogiquement, il se plie aux doléances de son assesseur et valide le but. Les Bordelais quitteront la pelouse aussi furieux de ce coup du sort que dépités par leur élimination et leur stérilité en attaque. Les propos offusqués de Ramé après le match («D'où il était placé, le juge de ligne ne pouvait se prononcer sur cette phase. Il l'a pourtant fait, cédant à la pression du public») n'y




