Elles étaient nombreuses, hier soir, les équipes à vouloir briller à l'occasion de la deuxième journée de la seconde phase de la Ligue des champions. Histoire d'oublier leurs petits ou gros tracas dans leurs championnats nationaux. C'était le cas pour Nantes, comme pour Manchester United et Barcelone, qui étaient, respectivement, opposés au Bayern Munich, à Boavista et à Galatasaray.
Même l'impressionnant Bayern abordait ce match européen avec un petit moral et la crainte de ne pas être à la hauteur de sa réputation sur la pelouse du stade de la Beaujoire. Privés de leur gardien habituel Oliver Kahn, blessé, battus dimanche dernier en championnat, les équipiers de Bixente Lizarazu ne songeaient qu'à leur premier match achevé par un match nul face à Manchester. Ils ne voulaient surtout pas repartir de Nantes avec une aussi piètre moisson. Les Nantais, eux, savaient qu'ils recevaient le détenteur de la Ligue des champions et, dès les premières minutes du match, en semblaient tétanisés.
Rouge. Après un premier quart d'heure en demi-teinte, la partie prend enfin des couleurs, mais c'est surtout du rouge que voient les spectateurs de la Beaujoire. Celui des maillots allemands. Les Canaris n'ont de vert que la tunique. Ils manquent de jus, de clairvoyance et peut-être d'une réelle envie d'ébranler le monument munichois. Pour preuve, les catastrophiques statistiques offensives du FC Nantes.
Après une heure de jeu, les Nantais n'ont pas cadré plus de deux tirs. Face à une équipe comme




