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Libération

L'OM, classe affaires

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Publié le 14/12/2001 à 1h57

Marseille envoyé spécial

La nouvelle guerre de l'Olympique de Marseille a commencé et promet d'être rude. Pendant des mois, le conflit a fait rage entre Bernard Tapie, manager sportif, et Pierre Dubiton, ancien directeur général du club. Ce dernier, remercié par le président Robert Louis-Dreyfus, s'est trouvé une nouvelle tête de turc sur laquelle cogner ­ aux sens propre et figuré ­ en la personne de son remplaçant, l'ancien magistrat Etienne Ceccaldi.

Mercredi dernier, au premier étage des locaux de l'OM, Pierre, redevenu expert-comptable cassait le nez d'Etienne, d'un magistral coup de boule. Deux jours plus tôt, l'ex-avocat général près la cour d'appel d'Aix-en-Provence venait de déposer une plainte auprès du procureur de la République concernant l'acquisition, selon lui très suspecte, d'une société de voyages, Exotica, devenue OM-Travel, juste avant que Dubiton ne soit congédié.

Petite annonce. L'idée a germé il y a quelques mois quand Jean-Michel Aulas, patron de l'Olympique lyonnais fait miroiter à son ami Dreyfus tout l'intérêt financier à posséder «en interne» une agence de voyages s'occupant des déplacements des joueurs plutôt que de les confier à une société extérieure. Convaincu, le PDG de l'OM demande alors aux dirigeants du club de trouver la bonne affaire.

Un homme s'y atèle plus particulièrement, Jean-Pierre Klein, un ancien commerçant, actuel vice-président de l'OM mais qui à l'époque n'avait encore qu'un titre de consultant officieux. Après un appel d'offres in

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