Hier soir, la commission de discipline de la Ligue nationale de football (LNF) a suspendu Luis Fernandez, l'entraîneur-manager du PSG, de banc de touche et de vestiaires jusqu'au 1er septembre. Une décision somme toute clémente, quand on sait que durant cette période, de fin mai à début août, les crampons seront en vacances de foot national. Ce qui suspend Fernandez pour une dizaine de matchs.
Avec ce verdict, la commission ménage, de fait, tout le monde, mais ne va sans doute faire plaisir à personne, eu égard aux faits incriminés. Samedi soir, après qu'un penalty eut été sifflé (et transformé) contre le PSG, à la fin de la demi-finale de la Coupe de la Ligue (perdue 1-0 face à Bordeaux), Fernandez est sorti de ses gonds. S'en prenant à ce qui lui tombait sous la main, en l'occurrence le quatrième arbitre (remplaçant), Stéphane Moulin qui fut bousculé. Cela valut l'expulsion au turbulent coach parisien, sa troisième depuis le début de la saison.
Tollé. L'attitude de Luis Fernandez a suscité un joli tollé. D'autant qu'après la rencontre, des supporteurs parisiens déçus de l'élimination ont joué à la guéguerre avec les forces de l'ordre. Encouragés, dit-on par l'attitude de Fernandez lors du match. Mardi matin, sans doute dépassé par l'ampleur prise par les réactions négatives, Fernandez annonçait qu'il se suspendait lui-même de banc de touche, et ce jusqu'à la fin de son contrat avec le PSG (en 2003). Il n'aura pas à attendre si longtemps. Mercredi à Bastia, il a laissé sur le




