L'escrime est l'un de ces «petits» sports, pourtant grands pourvoyeurs de médailles olympiques, dont on ne parle abondamment qu'une fois tous les quatre ans, à l'occasion des Jeux. C'est aussi un sport où le conservatisme côtoie désormais la volonté de sortir du ghetto élitiste. Cette ambivalence est au coeur du conflit qui a déclenché la fronde des es crimeurs. Samedi dernier à Paris, les fleurettistes qui devaient participer au Challenge Jeanty (dames) comptant pour la Coupe du monde ont boycotté l'épreuve, mettant l'arme au pied. Comme à Côme et à Padoue en Italie, là aussi lors d'épreuves de la Coupe du monde. Ce week-end, il en sera de même à Conegliano (Italie), Madrid (Espagne) et Varsovie (Pologne).
Relais mixte. Qu'est-ce qui fait donc rougir le fer à ce point ? A l'origine se trouve la volonté de la Fédération internationale d'escrime (FIE) d'introduire une nouvelle épreuve au programme olympique, dès 2004 à Athènes, le sabre dames. Le Comité international olympique (CIO), tout en se disant favorable à cette nouvelle discipline, ne veut pas entendre parler d'une épreuve supplémentaire, et demande à la fédération de conserver un programme de dix épreuves (1). La FIE revoit donc sa copie. En décembre dernier, lors de son congrès ordinaire à Cuba, et sur proposition de René Roch, son président français, elle adopte une nouvelle configuration des épreuves olympiques. Le fleuret et le sabre par équipes deviennent des épreuves mixtes, et un relais, également mixte, mêlant




