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Interview

«Déçu de voir autant d'occasions de but gâchées»

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Publié le 15/06/2002 à 23h57

Tokyo envoyée spéciale

Zico, ancien meneur de jeu de l'équipe brésilienne de 1982 et 1986, entraîneur adjoint de la Seleção en 1998, analyse pour Libération les surprises de ce premier tour. Le «Pelé blanc», qui vit au Japon depuis treize ans, demeure une idole dans son pays. Il a aussi sa statue de bronze à Ibaraki, le stade des Kashima Antlers, l'un des trois grands clubs japonais, où il a achevé sa carrière de joueur.

Techniquement, qu'est-ce qui a changé par rapport à la Coupe du monde 1998 ?

C'est l'inversion des continents. Toutes les équipes européennes ont adopté une forme de jeu latino-américaine, quand, dans le même temps, les formations latino-américaines se convertissaient à trois défenseurs, derrière cinq milieux de terrain et deux avants. Même le Brésil joue ainsi avec trois défenseurs, alors que la Seleção a gagné ses quatre titres mondiaux en jouant avec quatre arrières (deux centraux et deux latéraux, ndlr).

Comment l'expliquez-vous ?

Je constate simplement que les entraîneurs européens ont tous adopté la formule de la France championne du monde en 1998. La Belgique, le Danemark et la Suède ont abandonné leur traditionnel libero et le système de marquage individuel pour adopter ce schéma. L'Italie elle-même aligne désormais ces quatre arrières. En Amérique du Sud, où seule l'Argentine jouait auparavant à l'européenne, tous les pays l'ont copiée. Seul l'Equateur a gardé son système de jeu traditionnel.

Quelles sont pour vous les bonnes surprises de ce premier tour

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