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Libération

Elevés à la puissance combat

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Publié le 21/06/2002 à 0h02

Le 12 mai à Madrid, le très batailleur Guitarrero, toro de l'élevage Hernández Plá, a fait une vuelta posthume. Le vendredi 7 juin, c'est Madroño I, fils de la vache Madroña, qui a eu droit à son tour de piste post mortem après un vibrant combat à la pique où il chargeait de loin avec une générosité qui a enthousiasmé Las Ventas. Le 8, autre vuelta finale pour le brillantissime Murciano, un mirobolant toro de Victorino Martín.

On peut pinailler sur la vuelta de Madroño, grand toro sérieux mais qui n'a pas «rechargé» sous la deuxième pique. Arrivé avec beaucoup d'entrain sous le cheval du picador El Legionnario, il n'a pas redonné de coup de reins. Enfin, pour la troisième pique, il a commencé à balancer des coups de tête, comportement qui indique un esprit plutôt défensif. Mais ce fut un excellent toro, avec beaucoup de caractère, comme la plupart des toros d'Adolfo Martín. Guitarrero a été très brillant à la pique et Murciano s'est battu avec classe, avec un courage croissant et une époustouflante corne droite bien mise en valeur par le très sincère Encabo. Ces trois grands toros issus de ganaderias différentes, ont un lointain cousin, le toro Bravillo. Le 11 mai 1919, Bravillo prendra sept piques et sa débordante caste fera perdre la tête au matador Saleri II, connu pourtant pour l'étendue de ses connaissances techniques.

Races fondamentales. Guitarrero, Madroño I, Murciano et Bravillo ont un point commun. Ils sont de la même famille, de la même race, du même encaste. La sou

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